01 septembre 2006
Decanter
Il y a une semaine, jour pour jour, je reçois un coup de fil de Jean-Louis, un pote vigneron de mon père.
Jean-Louis s'est dédié pendant de longues années à sa propriété de l'Entre deux mers qu'il a développée avec brio, ce qui lui a permis de racheter d'autres domaines aux environs, de tenter quelques expérimentations, aidé par Michel Rolland, le bordelais gouailleur de Mondovino (pour ceux qui ont vu le film), qui lui ont permis de se faire un nom à Bordeaux et dans le classement de Robert Parker et de lancer un vin très prestigieux, le Girolate.
Jean-Louis a désormais passé la main du domaine à sa fille et ses deux fils. Il se "contente" désormais d'être le représentant de luxe des vins Despagne (www.despagne.fr) au Brésil. Il a découvert le pays dans les années 60, en est tombé amoureux et aujourd'hui possède un terrain à Paraty, une baie paradisiaque au sud de Rio où il devrait faire construire une maison et un appartement à Fortaleza dans le Nordeste brésilien.
Bref, mardi dernier, il m'appelle pour me dire qu'il va présenter ses vins à une dégustation organisée par Decanter, une boîte de vente de vins brésilienne, à l'hôtel Hilton de São Paulo. Il m'y convie, me dit que je peux venir accompagné, ce qui tombe bien vu que j'ai une "namorada" folle de vin, que je serai sur liste (Ça me rappelle l'époque où je rentrais gratos dans les soirées Dauphine grâce à ma présidence du Rugbydo...) et que je pourrai donc tranquillement faire le tour des stands de vins français, italiens, portugais, argentins, chiliens, américains...
On se pointe là-bas, on rentre dans le hall occupé par l'évènement, où trône aussi un superbe buffet avec pâtés, jambon, fromage et compagnie. A ce propos, j'ai goûté un brie et un Pont-l'Evêque faits avec du lait pasteurisé et c'est quand même pas la même chose... Mais il y avait des chèvres très bons. Et côté vins, outre les vins de Jean-Louis, un Entre-deux-mers (blanc) de 2005 très agréable, un blanc et un rouge 2004 qui méritent un peu de cave, j'ai eu le plaisir de déguster des vins chiliens dont un étonnant liquoreux (période de maturation optimale : 8 ans) qui n'aurait pas à rougir devant certains Montbazillac ou Sauternes (sauf qu'à mon avis, il était servi trop frais), des italiens dont un très bon Chianti 2002, un américain très curieux, rouge léger et extrêmement fruité, du Porto aussi.
Voilà, une soirée très sympa, à l'oeil, Heloisa était aux anges. Seule infinitésimale déception, j'ai pas pu endormir de bouteilles car tout le stock appartenait à Decanter et non aux producteurs.
Merci Jean-Louis!
Une petite pub brésilienne
Ça fait tellement longtemps que je vois cette pub sur la Marginal Pinheiros (une sorte de périphérique transversal, oui, le concept est curieux, mais ça existe...) que je me suis dit que je devais montrer à la face du monde cette belle création des consultants pub de Seda, une marque de shampoing brésilienne. En cherchant sur Internet les photos, je suis tombé sur un site où des ardents partisans affrontaient des puristes taxant l'annonce de plagiat et de vacuité artistique. Mais bon, je laisse aux professionnels ou à ceux qui se jugent aptes à juger de la valeur philosophique de l'oeuvre ces enrichissantes discussions. Moi, je savoure l'idée et vous la transmets.
"Cheveux frisés et rebelles?" => "Eliminez la frisure et controlez votre volume"
15 août 2006
Bráz
Depuis le temps qu'elle m'en parlait avec des soupirs, il fallait que l'on se rende dans l'une des meilleures "pizzarias" de la ville. São Paulo a connu une très forte immigration italienne dans la seconde moitié du 19e siècle et ce n'est donc pas une surprise d'y retrouver une énorme quantité de restaurants italiens, rendant encore plus forte la présence de la cuisine la plus internationalisée de la planète. La communauté italienne soutient hardemment le club de Palmeiras (le club où jouait Roberto Carlos avant de jouer en Europe) et quelques gratte-ciels au nom chantant témoignent de la réussite industrielle de ses plus illustres membres.
Bref, Bráz est une excellente pizzeria, où il est bien difficile de se décider à la lecture du menu. Finalement, je me suis délecté d'aubergines, saucisses et que sais-je encore avec une mention spéciale à une étonnante création : une pizza dont les huits morceaux s'ornent d'une généreuse rondelle de tomate surmontée d'une non moins généreuse rondelle de mozarella fraîche nappée de caviar d'aubergine. Hélo, son frère Daniel et leur mère Tereza ont aussi apprécié!
10 août 2006
Ibirapuera
"Tu verras, le problème avec Saint Paul, c'est que c'est très moche." Bon, il a pas tout à fait tort, Michel, le grand patron de l'unité Alstom où je travaille, mais en me montrant un petit peu plus magnanime , je dirais que São Paulo est une ville plus secrète que Rio qui cache derrière ses immeubles élevés et sa pollution humide des interêts ennemis du touriste avide de beauté automatique.

Hélo attaquée par un gros animal crapahuteur!
Il faut s'y promener, y faire les boutiques, y aller au cinéma et au théâtre et attendre que la nuit cache la grisaille et le smog pour flâner sur la large avenida Paulista parée des ses illuminations manhattanesques (bon, j'y vais peut-être un peu fort...). Dans une ville qui manque un peu de verdure, le parc d'Ibirapuera est un agréable poumon où les sportifs se démènent, les promeneurs flânent et les tranquilles bronzent en buvant de l'eau de coco. Bien sûr, les larges allées bétonées ne font pas oublier l'artificialité du lieu mais c'est un substitut bien plus relaxant que la salle de sport du coin. Quelques cygnes glissent sur l'étang où un élégant héron tente de chiper les bouts de pain que les badauds jettent vers une impressionnante famille de poissons qui a compris depuis longtemps qu'il faut rester en-dessous de ce petit pont.
Fête de l'immigration suisse à Indaiatuba

Hélo pose à côté du blason de sa famille!
Le Brésil est plein de petites absurdités héritées de sa colonisation et c'est donc avec un sourire demi-surpris que j'ai appris que la ville natale d'Heloisa, Indaiatuba, regroupe un grand nombre de descendants de colons (petits) suisses. Cette bourgade (eh oui, au Brésil, une ville de 200 000 habitantes est une bourgade...) est donc le siège de la fête de l'immigration suisse, qui, rappelle, à renforts de folklore à la finesse bien suisse (...), que ces familles aux noms à consonance germanique (Heloisa s'appelle "Ifanger") sont originellement issues des bords du lac Léman ou du canton de Vaux.

Alexandra, précise... et décorée!
Costumes, saucisses de porc et de veau, chocolat et crêpes font le plaisir d'une assemblée nombreuse et sympathique qui troque un temps les Havaianas et les maillots d'équipe de foot pour le chapeau et la culotte tyrolienne ( Et bam, les préjugés!). Alexandra, une amie suisse qui travaille ici, ainsi qu'Andreas, un autre suisse, se sont essayés au mythique tir à l'arbalette de Guillaume Tell pendant que je faisais connaissance de la partie paternelle de la famille de mon Hélo, de la cousine marrante à l'oncle obsédé par les aides agricoles françaises ("Le problème en France, c'est las subventions agricoles! Il faut qu'ils arrêtent!") en passant par les petits cousins joueurs ("Hé, Zidane!") ou effrayés (la petite Marcela qui ne doit pas aimer les demi-barbus!).

Vous aimez les costumes? Vous aimerez la musique...
Au final, une après-midi sympa dans une ambiance un brin décalée ("En jeu, ce "magnifique" tableau réalisée par notre citoyenne la plus ancienne. Regardez comme c'est beau!"), où il est difficile de sentir si les festivaliers prennent la manifestation au sérieux, s'agissant d'un pays où la majorité d'entre eux n'ont jamais mis les pieds. Petite particularité, on ne paye pas en Reais mis en petits papiers qu'on a échangé à la "banque". Bref, une sympathique kermesse bien organisée, une image fidèle pour moi de ce qu'aiment faire les Suisses lors de fêtes populaires (Je me souviens du mariage de mon cousin Arthur). Et allez savoir pourquoi, il a plu toute l'après-midi...

Hélo, au centre, avec Maman Tereza
à gauche, et les cousines.
27 juillet 2006
O galinho de ouro (Le poulet en or)

Avec son grand frère, le mentor des jeunes années (extrait du film)
Il est un des plus fameux footballeurs brésiliens. L'injustice sportive a voulu qu'il se range parmi ses légendes du jeu qui n'ont jamais peu inscrire leur nom au palmarès de la Coupe du Monde, qui assure au ''craque", comme on dit ici, le consensus irrésistible. Mais voilà, Arthur Antunes Coimbra dit Zico, n'a jamais soulevé ce trophée que nombre d'athlètes moins talentueux que lui peuvent s'enorgueillir d'avoir offert à leur pays. Tel Platini, Cruyff ou Puskas, autres perdants magnifiques.
Le génie de Flamengo, le club le plus populaire du Brésil, celui qui rassemble les masses les plus désargentées dans le mythique Maracanã sis au milieu des quartiers pauvres du nord de Rio de Janeiro, crée à chaque fois une sorte de mélancolie dans les yeux de celui qui relate les exploits cariocas et les épopées mondialistes tragiques de l'ex sélectionneur du Japon. Zico, le plus talentueux? Le "Pelé blanc" frappait avec le même brio des deux pieds ou de la tête, et maîtrisait le subtil art du coup franc. Zico, chef de file de l'équipe de 82 et 86, celle qui pratiqua le plus beau football que la Selecão brésilienne ait jamais offert? Au point d'oser la comparer à l'équipe de 1970, celle de l'intouchable Pelé (Zico aura marqué 66 buts en 88 sélections).
Spolié en 78 par l'Argentine des Généraux et le rocambolesque épisode du match des Albiceleste contre le Pérou et leur gardien argentin (!...) dont les errements menèrent à ce 6-0 éliminant l'idole de sa première Copa? Stoppé par deux équipes en état de grâce, l'Italie de Paolo Rossi en 82 (auteur d'un coup du chapeau), la France de Platini en 86, contre laquelle il ratera un pénalty qui aurait assuré la victoire des Auriverde... La séance de tirs au but conclue par Luis Fernandez représente pour nous que l'énorme joie d'avoir vaincu l'immense Brésil, mais on ne mesure pas la tristesse qu'elle engendra sur les plages de Rio, de Salvador ou de Florianopolis. Adoré, adulé mais considéré comme le plus terrible ''pé frio''* du pays. Il fit de Flamengo l'un des plus grands clubs du Brésil, remportant 4 titres de Champion du Brésil, une Copa Libertadores (Ligue des Champions en Amérique du Sud), et une Coupe Intercontinentale (contre Liverpool) en 14 saisons (1973-1983 et 1985-1989). Sa parenthèse italienne (contre son gré) de deux ans (1983-1985, 57 buts en 79 matchs) à l'Udinese ne lui vaudra pas tant de succès. Malgré une belle progression du club d'Udine, deux saisons vierges de grands titres finiront de rendre le fabuleux Flamengista anonyme en Europe pour qui n'a pas connu cette époque. Après sa retraite en 1989, Zico devint Secrétaire Général du Sport Brésilien avant d'accepter de donner plus d'élan du football au Japon. Le temps de faire monter le club de Kashima Antlers en première division et de marquer 54 buts en 88 matchs en rechaussant les crampons (1991-1995)...
Le maigre blondinet, qui s'initia au football en jouant avec ses frères, pieds nus dans la rue, sous le regard admiratif d'un père portugais émigré à Rio, aura été d'abord jugé inapte au professionnalisme pour son gabarit. Mais aura fini par enchanter tous les supporters de Flamengo et les amoureux brésiliens du football en marquant 568 buts en 768 matchs (49 buts en 1974, 56 en 1976!) sous le maillot rubo-negro. La place qu'il mérite, Zico ne l'a peut-être pas dans les classements et palmarès internationaux. Il la gardera longtemps dans le coeur des brésiliens un peu plus âgés (et des japonais). C'est peut-être l'essentiel finalement.
*poissard
Sources : Wikipédia
Indaiatuba
Mon week-end s'annonçait chargé : samedi, match des Keeping Walking, cette joyeuse équipe de vétérans dont j'ai déjà relaté les exploits (voir ici) et ensuite retour à São Paulo pour prendre un bus direction Indaiatuba, la ville natale d'Heloisa, à la découverte du ''sitio'' de son oncle Chico.
Après un petit-déjeuner solide composé de coeurs de poulet grillés, de tartines, de yop local et de jus de fruit pour résister aux plaquages et surtout à la châleur du match qui allait se dérouler judicieusement de 13 heures à 15 heures, je laissais donc Helô partir de son côté retrouver sa mère et son frère, et grimpai dans la voiture de Guilhermo pour aller jusqu'à São Roque. Arrivés là, tout se déroula comme prévu, le match (où je me distinguai en inscrivant trois essais, il doit se passer quelque chose de spécial dans ma vie...) et le barbecue en forme de troisième où se marrièrent harmonieusement bières et grillades, le tout en peaufinant bronzage et argot rugbystique en version portugaise. Guilhermo ne voulait plus partir mais j'ai réussi à le déloger pour qu'il m'emmène dard dard vers la gare routière. Peine perdue (pour lui et pour moi), je ratai le bus de 10 minutes. Bon, juste un peu d'attente en plus avant de monter dans le bus et de sombrer gentiment sous l'effet du soleil, de la fatigue du match et de la bière et de me réveiller juste pour quitter le véhicule.
Quelques minutes de voiture pour arriver jusqu'au merveilleux domaine de l'Oncle Chico et assister à la fin d'une ''festa juninha'', sorte de kermesse qui tombe en désuétude dans les grandes villes, mais survit à la campagne. Déguisements folkloriques, musique qui se danse en ligne, maïs bouilli et hot dogs locaux, j'ai regretté de n'être pas arrivé plus tôt! Mais ai été bien content quand suis allé me coucher... De nuit, le vaste terrain avait déjà des charmes extravagants avec ce terre-plein en contrebas où fut allumé un feu de joie ou ce terrain de football pourvu d'éclairages plus efficaces que ceux du terrain de rugby où je m'entraîne ici à São Paulo. Enfin, pas assez puissants pour m'éviter de me prendre en pleine poire un des fils qui tendait le filet du but. En tentant de récupérer le ballon, j'entamai en effet une accélération fulgurante derrière la cage, qu'un ennemi invisible stoppait net au niveau de ma bouche en me retournant comme une crèpe. Le choc la tête la première sur le sol fut attenué par la surprise que j'eus de me retrouver par terre... En me relevant, hagard, j'identifiai l'auteur de cet arrêt-buffet : un conseil, ne vous frottez pas trop aux fils, ma bouche s'en souvient encore.
Mon repos bien mérité s'achevait aux rayons d'une fin de matinée ensoleillée, où je pris conscience de la beauté du site : deux maisons, une belle piscine aux reflets turquoises, le terrain de foot encontre plus beau de jour dans le petit vallon menant au bord d'un imposant réservoir à poissons où l'Oncle Chico sortit dans l'après-midi une bonne dizaine de carpes qu'il transforma en sashimi. Un peu de piscine, de bronzette, puis préparation du barbecue que je sais désormais faire comme un vrai brésilien. Un après-midi paisible où seul manqua un foot un peu plus viril (5 contre 5 avec 4 filles, c'est pas pareil quand même...). Et une sympathique galerie de personnages : Alexandra, une copine suisse branchée sur 100 000 volts, mais un peu en-dedans car son boyfriend Fabio avait choppé la grippe, l'Oncle Chico, sexagénaire circonspect à l'humour silencieux (les blagues sarcastiques en portugais, c'est encore un peu difficile pour moi), l'Oncle Jaime, sosie de Zico ou d'Alain Prost (au choix), et sa femme et ses enfants, Tereza, la mère d'Helô, attentionnée et accueillante, tout comme Daniel, le petit frère de ma jolie Paulista, étudiant en cinéma et qui me posait des questions au sujet du cinéma français de la nouvelle vague sur lequel il en sait bien plus que moi (sans lui enlever de mérite, je suis à peu près vierge de toute connaissance à ce sujet...). Une sympathique famille qui m'a rappelé les joyeux pique-niques estivaux du Bassin où on lézarde au soleil...
19 juillet 2006
Paúba
Le bon point au Brésil, c'est qu'on est rarement loin d'une plage ou d'un lieu de nature extraordinaire. J'ai été invité ce week-end par Flavia, une amie brésilienne, à aller passer le temps dans sa maison sur le littoral nord de São Paulo. 3 heures de voiture et arrivée dans le sympathique village de Paúba, avec ses petites maisons simples et sa plage d'un kilomètre encadrée par deux colines se jetant ditectement dans l'Océan. Au programme, plage et soleil, fête au village le samedi soir, surf très cool le dimanche, le tout à coup de bière bien fraîche et de caïpirinhas. Que vida difficil!
Retour à Rio
Pour le pont du 15 juin, jour du Corpus Christi, j'ai pris mes cliques et mes claques pour retourner dans cette ville enchanteresse, où j'ai passé la deuxième partie de l'année 2005. Retrouver cette beauté naturelle, cette ambiance dilettante, les petits restos et bars que j'aimais à fréquenter mais surtout les amis que j'avais laissés là. Un peu de bodyboard, quelques bières entre potes, un match à Belo Horizonte avec mon ancienne équipe de rugby, un churrasco le dimanche pour le match Brésil-Australie, Copacabana, Ipanema, le Christ et le Pão de Açucar, la Carioca way of life!
Bref, 4 nuits sur 5 à dormir dans des bus, un peu fatigué le lundi matin, mais quel plaisir!
"On prend l'apéro?"
Au bout de ma rue se trouve l'Apérô, un sympathique troquet tenu par un français, et qui sert de la cuisine du Sud-Ouest, une sorte de Relais Gascon ou de Chez Papa à des milliers de kilomètres des longues plages aquitaines, des vignes généreuses du médoc ou des élevages de canards du Gers.
Ayant entendu parler de ce lieu, j'en ai fait l'exutoire de ma mélancolie après la remise de mon diplôme de Magistère : puisque je n'avais pu participer à la fête, j'allais m'en offrir une à renforts de salade de gésiers, de pommes de terre sautées et de beignets de ratatouille! J'ai donc invité Heloisa, une brésilienne qui me plaît bien ici (!), à découvrir un peu de cette cuisine que j'aime tant.
"Il va falloir que tu m'aides car je ne connais rien de la gastronomie française.
_ Ne t'inquiètes pas, on mange avec un couteau et une fourchette comme ici.
_ Tu me rassures!"
J'ai tellement apprécié cette petite parenthèse franchouillarde que j'ai commencé à faire une promo d'enfer pour le petit bistrot. Ce qui a tenté Reinaldo et Igor, deux de mes collègues trentenaires avec qui je joue au foot le mercredi et le dimanche. Nous nous y sommes donc rendus hier soir, en couples, et je leur ai fait découvrir tour à tour beignets de roquefort et de ratatouille, rillettes de canard et confiture d'oignons, petite salade de chèvre chaud. Avant les monstrueuses salades au jambon ou aux gésiers, et un filet de boeuf sauce moutarde*. Et ce après leur avoir fait goûté un petit Ricard et en terminant par un Cognac très généreux.
Comme à la maison!
*Mais de la vraie moutarde à la dijonnaise, pas un cochonnerie à l'américaine.









































